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Exercice : Étude de la structure des contes avec des étapes chronologiques communes à tout classique avec La Morphologie du Conte de Vladimir Propp. Parfois, un conte qui suit quelques étapes a été produit à l’aide du jeu Il était une fois.

Morphologie du conte :
1. Éloignement (des enfants ou des parents)
2. Injonction (ordre ou interdiction)
3. Transgression (ou exécution)
4. Interrogation (du héros ou de l’agresseur)
5. Information (reçue par l’agresseur)
6. L’agresseur tente de tromper sa victime
7. La victime se laisse tromper
8. Méfait (ou manque)
9. Médiation (divulgation, appel du héros pour répondre au manque)
10. Le héros accepte d’agir
11. Départ du héros
12. Épreuve(s) imposée(s)
13. Réaction du héros
14. Réception de l’objet magique
15. Transfert du héros (on lui indique le chemin)
16. Combat du héros contre l’agresseur
17. Le héros reçoit une marque (blessure, mouchoir…)
18. Victoire du héros
19. Réparation du méfait (ou du manque)
20. Retour du héros
21. Poursuite du héros par l’agresseur
22. Secours apporté au héros
23. Arrivée incognito du héros chez lui
24. Prétentions mensongères du faux héros
25. Tâche(s) difficile(s) imposée(s) au héros
26. Tâche(s) accomplie(s)
27. Reconnaissance du héros par autrui
28. Dénonciation du faux héros
29. Transfiguration du héros
30. Punition du faux héros
31. Récompense du héros

Anatole


Il était une fois un roi qui régnait sur un palais d’or. Il avait un fils et une fille, qu’il avait projeté d’unir au prince du royaume voisin. Ces deux jeunes gens s’aimaient d’un amour sincère.
Mais lorsque le roi mourut, pris par la maladie, son fils lui succéda sur le trône, et soupçonnant ses voisins de convoiter le trône et le palais, il refusa au beau prince la main de sa sœur.
La princesse, séparée de son amant, fut gardée jour et nuit, et se vit interdire toute sortie du château, son frère craignant que l’un ou l’autre des deux amoureux ne cherche à retrouver l’autre.

La princesse alla à la fenêtre de sa chambre, d’où elle pouvait observer l’horizon. Les montagnes s’y dessinaient dans leurs formes austères. Elle y resta des mois durant. Rien ne vint.

Mais une nuit, elle aperçut un scintillement dans l’obscurité. Quelque chose brillait dans la cour intérieure du château. Cela la tira de son ennui, et elle s’aventura à descendre dans la cour grâce à un lierre qui poussait le long du mur.
Mais ce qu’elle vit la stupéfia : c’était un loup blanc, couché dans la cour du palais, qui la regardait. Elle pensa à fuir, mais le loup se releva, marcha jusqu’à elle et, sans agressivité, posa sa tête sur ses genoux. La princesse lui conta alors son histoire, se plaignit de sa solitude. Quand elle eut fini, le jour se levait déjà et le loup, pour toute réponse, courut jusqu’à la muraille et disparut par un trou dans le sol.

Plusieurs nuits après cela, la princesse repensa à cette rencontre, et regretta que le loup se soit ainsi enfui hors de sa vue. Puis elle se décida à agir.
Quittant sa chambre de la même façon que précédemment, mais cette fois enveloppée dans la seule cape de voyage qu’elle ait pu trouver, elle arriva à l’entrée du tunnel du loup et s’y engouffra. Quelques instants plus tard, elle courait vers la haute plaine.

Malheureusement le lendemain soir, elle fut surprise par un orage. Son manteau trop fin était imbibé d’eau. Après de longues heures de recherche sous des vents violents, finalement elle trouve une maison de pierres sur la colline.
Elle entre. C’est vide. Elle comprend que c’est des gardes forestiers.
Elle les entend arriver, en désespoir de cause elle se cache dans un placard dont la porte peut être bloquée facilement grâce à des accrocs dans la grossière menuiserie.
Les gardes entrent et s’attablent. Elle les entend parler d’un monstre qu’ils ont suivi, qu’ils vont abattre le lendemain matin. À la description, elle croit reconnaître son loup.
La nuit, elle subtilise l’uniforme d’un lieutenant que le loup a blessé, et le lendemain matin, les suit jusqu’à une grotte.
Ils entrent, armés.

Le loup, acculé, au fond de la grotte, faisait face aux cinq gardes. L’éclat de leurs torches se reflétait dans ses yeux. Soudain un cri retentit : « Ah ! Voilà où il se terrait ce loup ! Nous nous en occuperons plus tard, le capitaine est revenu de sa ronde dans le Sud. Il a besoin de vous en bas de la vallée. Pas de temps à perdre ! »

Vous l’aurez deviné, c’était la princesse, utilisant son déguisement.
Surpris et impressionnés par son ton autoritaire, les gardes ne posent pas de questions sur le rétablissement rapide de leur lieutenant et quittent les lieux.

La princesse reprend rapidement la route, guidée par le loup qui l’entraîne toujours plus loin dans la montagne.
C’est alors qu’ils entendent un galop derrière eux : le roi, parti pour retrouver sa sœur, s’avance entouré de sa garde personnelle. La princesse s’accroupit derrière un rocher, mais les gardes, qui l’ont vu de loin, mettent pied à terre et la cherchent. Quand soudain le loup bondit. Il fait peur aux chevaux qui se cabrent et s’enfuient, et pousse plusieurs gardes du haut de la falaise. Cette fois, le terrain ouvert et accidenté joue en sa faveur. Puis il se jette à la gorge du jeune roi. Mais dans un dernier réflexe meurtrier, et à l’instant même où le loup lui ôte la vie, écorche son flanc du tranchant de sa lame.
Le loup est gravement blessé. La princesse pose sa tête sur son épaule et lui avoue qu’elle a besoin de lui pour retrouver son prince, qu’elle a peur de ne pas pouvoir continuer bien loin sans lui. Enfin, elle le prie de rester en vie. Alors il retrouva son apparence humaine, il lui avoua être le prince et ils vécurent heureux.

San


Il y a très longtemps dans un royaume très lointain, il existait un riche donjon entouré d’un immense courant nommé « le cercle » protégé par des vents violents. Non loin vivaient les parents de la belle et intelligente Fineer aux cheveux de lumière. Cependant, les parents étaient si pauvres qu’ils ne pouvaient assurer l’avenir à leur enfant. Ils avaient donc marié leur enfant bien soigné à l’homme riche qui vivait dans le donjon entouré d’eau. Cet homme se nomme le Colosse, car il s’agissait d’une brute sans pitié et sans cœur. Mais les parents acceptèrent à contrecœur, ne pensant qu’à la richesse qu’offrirait le Colosse à leur fille. Mais c’était une erreur, car la vie de Fineer aux cheveux de lumière tournait au désastre, car le Colosse n’hésitait pas à user de sa violence et de sa force herculéenne à chaque fois que Fineer désobéissait à ses ordres. Malheureusement les parents n’étaient guère au courant du tourment de la fille.

Pendant ce temps, hors du grand cercle de l’eau, il existe une maison de bûcherons, qui était régulièrement cambriolée par Frédéric le voleur. Sa spectaculaire discrétion échoppe à la garde du bûcheron : il découvrit que ce dernier garde en captivité une fée. Cette fée supplia à son sauveur occasionnel de le ramener dans la Forêt Magique au nord et qu’en échange, elle fera rencontrer à Frédéric l’être le plus sage de tout le Royaume. Frédéric accepta, et ramena la créature merveilleuse dans son lieu-dit.

Frédéric rencontre alors l’être le plus sage, un lièvre parlant, et lui demande la richesse. Le lièvre lui propose de sauver Fineer et de voler la richesse de son mari. Les animaux de la forêt construisent un bateau afin que Frédéric traverse le Cercle. Il fait face au Colosse dans son donjon et le combat. Par mégarde, le colosse tombe dans le feu et devient un géant de feu enragé. La fée arrive et l’attire dans un piège qui l’achève. Fred et Fineer se sauvent en bateau. Fin.

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Exercice : Après une présentation du concept des haïkus à l’aide de livres de Mme Michaud, conception de haïkus à l’aide de mots découpés dans des journaux, puis de phrases libres.

Audrey


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Ewen


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Tomek


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Laure


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Anatole


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San


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