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Exercice : Raconter dans le style de J.K. Rowling l'ouverture d'un cadeau par Harry Potter

La montre à rêves


Irina

Harry était allongé sur son lit. C’était le jour de son anniversaire mais il ne ressentait aucune excitation particulière, pour la simple et bonne raison qu’il le passait en compagnie de ses détestables oncle et tante et de son affreux cousin. Sa seule activité consistait à fixer le plafond en écoutant les Dursley vaquer à leurs occupations. Il ferait bientôt nuit et, dans quelques instants, l’oncle Vernon monterait les escaliers de son pas lourd et ordonnerait à Harry l’extinction des feux. Harry se redressa péniblement et sortit les graines de courge qu’il destinait à sa chouette, Hedwige. Lorsqu’il ouvrit la cage et les y déposa, elle lui becqueta la main amicalement, avant de se jeter sur son dîner. Harry s’apprêtait à lire « Les plus grandes Actions de Quidditch », qu’il avait emprunté à la bibliothèque de Poudlard avant son départ, lorsqu’il entendit toquer à la porte de sa chambre. Comme il ne réagissait pas, la porte s’ouvrit sur son oncle Vernon visiblement en colère.
— Qu’est-ce que c’est que ça ? fulmina-t-il en agitant un petit paquet ouvert et étonnamment vide. Il t’est adressé mais il n’y a rien à l’intérieur !
— Je n’en sais rien, répondit calmement Harry.
— Eh bien tu le devrais peut-être !
Comme Harry ne faisait pas mine de s’intéresser aux propos de son oncle, celui-ci jeta le paquet sur le lit.
— Dis à tes étranges amis de ne pas utiliser l’honnête poste pour envoyer leurs idioties ! lança-t-il avant de claquer la porte.

Harry attrapa le paquet posé sur son lit et le retourna dans tous les sens, avant de comprendre. Il avait senti une petite bosse dans la doublure du paquet et s’appliquait maintenant à l’ouvrir. Il découvrit alors, caché dans un faux pli du paquet, une lettre et une petite montre en cuivre sombre. Il déplia la lettre, signée de la main d’Hermione. L’écriture était soignée, sans ratures ni bavures. Harry sourit en pensant à son amie, fille de Moldus, si brillante à l’école, puis il se mit à lire.

« Cher Harry,
Je t’écris ce court texte pour te souhaiter un joyeux anniversaire ! Comme tu le sais, si tu lis cette lettre, j’ai caché le cadeau dans la doublure du paquet pour que ton oncle et ta tante ne puissent pas te le confisquer. J’ai été obligée de te l’envoyer par la poste car je ne trouvais pas de hibou. En espérant que ce petit cadeau te plaira,
Amitiés,
Hermione.
PS : J’espère que tu as fait tes devoirs, car Ron ne les a même pas commencés ».

Après avoir lu cette lettre, Harry eut encore plus envie de revoir ses deux meilleurs amis. Il prit alors la petite montre. C’était une magnifique montre à gousset en cuivre sombre à laquelle était reliée une étiquette où était écrit : « montre à rêves : le propriétaire de celle-ci peut revoir ses rêves de la nuit passée lorsqu’il la tient ouverte dans sa main ». Harry prit délicatement la montre. Alors que les aiguilles remontaient lentement en arrière, il se sentit partir dans un délicieux brouillard. Il revit alors son rêve de la nuit précédente : il était sur son balai et volait après un Vif d’or. Le stade était plein à craquer et lorsque sa main se referma sur la petite balle dorée, il ressentit une joie indescriptible déferler sur lui. Il se sentit tomber et se retrouva de nouveau assis sur son lit, les derniers souvenirs de son rêve marquant encore son esprit. Avec ça, pensa Harry, la fin de l’été sera moins rude.

Le Kissifrote


Max

Avertissement : mon travail prend place juste après la réplique de Harry : « Lupin n’a pas les moyens d’acheter un balai comme ça » (Le Prisonnier d’Azkaban, p. 132)

Harry laissa de côté le balai, tout en se disant qu’il en étudierait le donateur plus tard. Il commençait à s’habiller quand soudain Ron s’exclama :
— Regarde, Harry, il te reste encore un cadeau !
Harry n’avait effectivement pas remarqué qu’il restait un petit paquet vert au coin de son lit.
— Oh, j’aurais juré qu’il n’était pas là il y a cinq minutes !
— Mais qu’est-ce que tu attends pour l’ouvrir ? répliqua Ron, tout aussi impatient qu’Harry.
Harry ouvrit soigneusement le petit emballage, mais au moment où les poils d’un objet rond commençaient à apparaître, l’objet émit un « plop » et se volatilisa pour ré-apparaître tout en haut de la tignasse rousse de Ron.
— Aïe ! s’exclama Ron quand Harry essaya de lui enlever l’objet dont les poils s’étaient emmêlés dans ses cheveux.
— Impossible de te l’enlever pour l’instant, répondit Harry.
— Mais je ne vais tout de même pas me présenter au repas de Noël avec ce … cette chose… sur la tête ! s’exclama Ron. Aïe !
L’objet venait d’émettre un nouveau « plop » en arrachant une poignée de la chevelure de Ron.
— C’est qui encore qui t’a offert ce truc ?
Harry regardait en se retenant de rire le carnage sur la tête de Ron.
— Ce truc t’a pas raté, en tout cas … mais je crois que je me souviens d’une formule de Flitwick, attends … Spingere !
Les cheveux de Ron repoussèrent par magie, puis ce dernier chercha du regard la chose.
— Regarde Harry, une lettre ! s’écria-t-il.
Dans les restes de l’emballage, Harry saisit le morceau de parchemin qu’il déplia et lut :

— Joyeux Noël Harry !
Je t’offre ce « kissifrote » : c’est un objet très intéressant qui s’accroche avec ses poils à toute autre matière poilue. Je te le donne, car il me semble qu’il pourrait t’être bien utile la prochaine fois que tu auras des ennuis avec Malefoy.
Amitiés
HAGRID

— C’est bien beau, mais notre ami le « kissifrote » semble s’être pris des vacances, observa Ron.
Harry lut le post-scriptum :
P.S : il arrive qu’il disparaisse pendant un certain temps, ce n’est pas bien grave.
Tous deux rirent de bon cœur en voyant des cheveux de Ron qui restaient éparpillés un peu partout dans la chambre.

Suite à la réplique d’Hermione.

Le sifflet


Lucas

Le matin de Noël était très froid à Poudlard, lorsque Harry se réveilla au son strident des cris de Ron :
— Harry, Harry, les cadeaux !
Harry se leva puis descendit les escaliers qui menaient aux dortoirs ; en bas il vit une multitude de cadeaux dont une pile était pour lui.
— Harry, tu as reçu beaucoup de cadeaux cette année ! s’exclama Ron avec enthousiasme. Moi, j’ai toujours les pulls de ma mère… Elle a dû t’en faire un aussi !
En effet Harry remarqua le pull à son nom dans la pile de cadeaux.
— Oh, il est génial, dit-il en faisant semblant d’être surpris et émerveillé. Je le mettrai ce soir !
Harry était cependant satisfait de ses cadeaux en général : des accessoires de quidditch, des gâteaux, des confiseries, et toutes sortes de petites choses qui lui faisaient chaud au cœur.
— Oh quelle merveilleuse surprise, dit-il d’un ton ironique en regardant les chaussettes offertes par les Dursley qui se trouvaient dans l’un des paquets. Il s’occupa ensuite de l’autre : un petit paquet bâclé et mal ficelé, accompagné d’une lettre qu’il lut à haute voix :
« Mon cher Harry, je suis tombé PAR HASARD sur un objet magique très beau et qi avait l’air utile, alors je me suis dit que je pourrais te l’offrir pour Noël. Passe un bon Noël !
ton ami,
Hagrid ».

Harry replia la lettre et se demanda ce que cela pouvait être. Quand il ouvrit le paquet, ce qu’il vit l’émerveilla : c’était apparemment un sifflet en or, orné de diamants et de pierres précieuses de toutes sortes.
— Qu’est-ce que tu attends, souffle dedans, conseilla Ron.
— Attends, on n’en connaît pas l’effet, il vaut mieux…
— Mais non, ça craint rien !
— Bon, céda Harry … TUUUUUUUUUUUT.
Le bruit du sifflet, assourdissant avait sûrement secoué la terre jusqu’en Chine, se dit-il.


Une fraction de seconde plus tard, il sentit une chose grimper sur son dos. C’était une araignée !
— Ron ?
— Oui ?
— On court hors de cette pièce et on ferme la porte à clé !
— Aaaaah ! s’écria Ron en voyant les araignées fondre sur eux. Mais il était trop tard. Les insectes les encerclaient de plus en plus près.
— Heu… dit Harry qui cherchait désespérément une solution.
Il vit la lettre de Hagrid et la prit avec espoir. Il la relut à toute vitesse ;
— Il y a un P.S. ! s’écria-t-il pendant que Ron effectuait des saltos pour esquiver les araignées. Pour désactiver ce sifflet, il suffit d’inspirer dedans !
Il s’exécuta à toute vitesse et les animaux disparurent aussitôt.
— Il faudra qu’on ait une conversation avec Hagrid, dit Harry essoufflé.
Et tous deux se mirent à rire et à ranger leurs cadeaux de Noël.

Les kawe-lus-sans pluvius


Kevin

— Je ne pense pas que Lupin puisse acheter un balai pareil.
— Nous règlerons ce problème plus tard, dit Ron, il y en a un plus important pour l’instant. Regarde ce que m’a envoyé ma mère, dit –il en sortant de son paquet cadeau deux vieux manteaux usés. Une lettre allait avec :

« Bonjour Ron
Joyeux Noël. Je vous envoie ces kawe-lus-sans pluvius car je pense qu’ils pourraient vous être utiles à toi et à Harry ( et surtout à Harry pendant les matchs de Quidditch). J’espère qu’ils vous plairont. Ils servent à enlever la pluie. Ils sont un peu usés mais ils fonctionnent toujours.
Mummy »

— Quoi ? dit Ron, c’est impossible, ça.
— Je n’en ai jamais entendu parler, dit Harry. On pourrait tout de même essayer.
— Moi d’abord, se précipita Ron, Harry, jette-moi un sort d’ « Aqualus » !
— Bien sûr, « Cumulonimbus Aqualus » !
Un seau d’eau se déversa sur la tête de Ron, malheureusement le kawe-lus n’avait pas fonctionné.
— C’est NUL, s’écria Ron, ça ne marche même pas !
Harry regarda de nouveau la lettre et vit écrit en tout petit un post-scriptum :
P.S : Cette invention révolutionnaire ne fonctionne qu’avec la vraie pluie.
— Tu aurais pu le dire plus … Atchoum ! tôt, s’énerva Ron, je vais devoir reprendre ma douche, maintenant.
— Ce n’est pas grave, Ron, dit Harry en s’efforçant de ne pas exploser de rire. En revanche c’est vrai qu’il pourrait me servir pour … regarde Ron, il pleut, faisons une autre tentative !
— Ah non surtout pas, dit Ron horrifié.
— Bon, eh bien je vais essayer moi, alors, dit Harry, et il enfila son Kawe, et sortit à l’extérieur où il pleuvait à grosses gouttes. Il pensa qu’il allait être mouillé de la tête aux pieds mais à sa grande surprise une bulle d’air s’était formée autour de lui, empêchant la pluie de l’atteindre.
— C’est super, dit-il.
Il rentra dans le tour de Gryffondor très content de son cadeau.
Là-bas Ron, stupéfait mais surtout inquiet lui dit :
— Cette histoire de balai me semble étrange tout de même.
— Qu’est-ce que vous mijotez tous les deux ? leur dit Hermione.