hitchhiker_guide

Le chasseur de temps


Anatole

Consigne : Chaque élève dit à voix haute les mots qu’il souhaite. Un texte doit être écrit avec. Ici les mots sont : canard, lunette, sanglier, coquelicot, sable, tomber.

L’homme abaissa sa lunette, et tourna vers moi son œil unique.
« Le vent est derrière nous. Nous devrions bouger si nous ne voulons pas qu’il nous repère.
— Qu’y a-t-il ? » Il donnait rarement ses raisons.
— Un sanglier. »

Pour une fois c’était clair. Nous nous laissâmes glisser au bas de la dune. Je jetai un dernier regard à l’étendue désolée de sable, puis le suivis dans la caverne.

Je ne pouvais m’empêcher de ressasser ses paroles de l’autre soir, que le désert et les sangliers géants pouvaient être vaincus, et que ce lieu redeviendrait un champ couvert de coquelicots, parsemé de lacs où nageraient les canards.

C’était pure imagination bien sûr. Jamais je n’avais vu un canard de mes yeux. Je chassai ces pensées et suivis l’homme, qui me précédait de son pas boiteux.

Commérage de couloir de lycée


Audrey

Consigne : Réécrire un fait divers comme, au choix, un commérage de couloir ou un flash info au journal du soir.

« Tu peux reprendre depuis le début ?
— Oui, oui, oui ! Hier soir, il y a un couple qui est allé dîner chez des amis…
— Où ?
— On s’en fout ! Et donc ils ont laissé leurs trois enfants seuls à la maison…
— Ils pouvaient pas venir avec eux ?
— Qui ?
— Les enfants !
— Mais non ! Je sais pas, ça devait être un truc entre adultes… peu importe : les parents, avant de partir, ont fait deux, trois recommandations à leurs enfants, genre pour pas qu’ils fassent de conneries…
— Ouais, normal…
— Et la plus importante était de n’ouvrir absolument à personne.
— Ah mais je connais !
— Quoi ?
— Le truc que tu me racontes, c’est pas avec un loup qui met sa patte dans de la farine ?
— Mais non ! Tais-toi, arrête de m’interrompre. Donc après leur avoir dit de n’ouvrir à personne, ils vont dîner, tout ça…
— Ouais…
— Et du coup, quand ils reviennent, bah ils réalisent qu’ils ont oublié leurs clefs !
— Ah ouais c’est con ça…
— Et du coup quand ils sonnent…
— Les enfants refusent d’ouvrir, c’est ça ?
— Mais laisse-moi raconter !
— Pardon.
— Donc oui, les enfants refusent absolument d’ouvrir, et ils lâchent le chien sur les parents, mais en ouvrant la porte de derrière, parce qu’ils avaient peur et tout…
— Aïe…
— Mais du coup le chien, c’était ses maîtres, donc il les a reconnus.
— Ouais ?
— Mais les gosses, comme ils rappelaient le chien et qu’il revenait pas, ils ont flippé, ils sont allés se planquer au grenier…
— Et ils sont morts ?
— Quoi ? Mais non ! Et du coup le lendemain matin on a retrouvé les parents…
— Morts ?
— NON ! Endormis. Avec le chien. Sur le paillasson.
— Oh c’est trop con !
— Ouais je sais.
— Bah merci, hein !
— Y’a pas d’quoi…
— Non, mais vraiment, hein, parce que moi, en ce moment, je sais plus du tout quoi raconter aux infos. »

Fait divers : Un soir, M et Mme … partent dîner chez des amis. Ils laissent leurs trois enfants : …, … et … à la maison en leur faisant de nombreuses recommandations. La plus importante est de n’ouvrir absolument à personne. Quand les parents rentrent quelques heures plus tard, ils se rendent compte qu’ils ont oublié leurs clefs. Ils sonnent, ils appellent, mais les enfants réveillés refusent obstinément d’ouvrir la porte et se contentent de lâcher le chien par la porte de derrière. Le chien s’empresse de contourner la maison pour faire la fête à ses maîtres. Les enfants l’appellent, il ne revient pas, effrayés, ils se réfugient alors au dernier étage. Le lendemain, on retrouve les parents endormis avec le chien sur le paillasson.

Haïkus collages


Ewen

Après une présentation du concept des haïkus à l’aide de livres de Mme Michaud, conception de haïkus à l’aide de mots découpés dans des journaux, puis de phrases libres.

haikus_ewen